Quelle “éthique” pour quelle “intelligence artificielle” ?

Un lien pour commencer :

“Vers une IA éthique et responsable pour les droits de l’homme, l’État de droit et la démocratie”

Évidemment, on peut espérer quel’ IA est elle-même un instrument fondamental pour explorer cette question …


Ainsi j’ai posé cette question le 25 mai 2024 à ChatGPT4-o :

Comment l’ IA peut-elle contribuer à développer une IA éthique et responsable pour les Droits humains, l’ État de droit et la démocratie ?

  • Surveillance et Détection des Violations des Droits Humains : Les systèmes d’IA peuvent être utilisés pour surveiller et analyser de vastes quantités de données provenant de sources diverses (médias sociaux, rapports, vidéos) afin de détecter et signaler les violations des droits humains.
  • Aide aux Victimes : Les chatbots et autres systèmes automatisés peuvent fournir des informations et un soutien aux victimes de violations des droits humains, facilitant ainsi l’accès à l’aide juridique et aux services sociaux.
  • Transparence et Responsabilité : Les systèmes d’IA peuvent aider à surveiller les activités gouvernementales et à détecter les pratiques corruptives, en promouvant la transparence et la responsabilité.
  • Automatisation des Procédures Juridiques : L’IA peut être utilisée pour automatiser les processus judiciaires, rendant le système judiciaire plus accessible et efficace. Par exemple, des outils d’IA peuvent aider à la rédaction automatique de documents juridiques, à la recherche jurisprudentielle, et à la prédiction des résultats des affaires judiciaires.
  • Lutte contre la Désinformation : Les algorithmes d’IA peuvent être conçus pour identifier et contrer la désinformation en ligne, en vérifiant les faits et en signalant les contenus trompeurs.
  • Participation Citoyenne : Les plateformes alimentées par l’IA peuvent faciliter la participation citoyenne en permettant aux individus de s’engager plus facilement dans les processus démocratiques, comme les consultations publiques et les pétitions en ligne.
  • Analyse des Sentiments et Préférences : L’IA peut analyser les sentiments et les préférences des citoyens à partir des données des réseaux sociaux et autres sources, permettant ainsi aux décideurs de mieux comprendre les préoccupations et les besoins de la population.
  • Développement de Standards Éthiques : Il est essentiel de développer des standards éthiques pour l’utilisation de l’IA, incluant des principes tels que l’équité, la transparence, et la non-discrimination. Des comités d’éthique et des organismes de régulation peuvent être mis en place pour superviser et garantir le respect de ces standards.
  • Éducation et Sensibilisation : La sensibilisation et l’éducation sur les enjeux éthiques de l’IA doivent être promues à tous les niveaux de la société, de sorte que les utilisateurs et les développeurs soient conscients des implications de leurs actions et décisions.
  • Partage des Bonnes Pratiques : La collaboration internationale est cruciale pour partager les bonnes pratiques et les connaissances en matière de développement et d’application éthique de l’IA.
  • Accords et Traités Internationaux : Des accords et traités internationaux peuvent être établis pour réguler l’utilisation de l’IA, en particulier en ce qui concerne les technologies pouvant affecter les droits humains et la démocratie.

Site “Implications Philosophiques”

A utiliser comme ressource ?
A voir par exemple :
https://www.implications-philosophiques.org/faut-il-uberiser-la-pensee-de-lemergence/

Extrait :

Florian Forestier est écrivain et docteur en philosophie. Conservateur à la Bibliothèque nationale où il occupe les fonctions de responsable de la politique de la diversité et de la création du centre de recherche. Docteur en philosophie, il a consacré des travaux à la question de la singularité dans la philosophie française contemporaine (La phénoménologie génétique de Marc Richir, Phaenomenologica, 2014, Le réel et le transcendantal, Jérôme Millon, 2015, Le grain du sens, Zetabooks, 2016). Il est également auteur de roman (Basculer, Belfond, 2021, Un si beau bleu, à paraître chez Belfond en 2024) et de nouvelles. Comme directeur des études du Think tank #Leplusimportant, il a coordonné plusieurs rapports et un essai (Désubériser. Reprendre le contrôle, Éditions du Faubourg, 2020) consacré aux effets de la transformation numérique sur le travail et à la régulation des réseaux sociaux.

Résumé

Une philosophie de l’émergence telle que Ferraris l’appelle ne peut s’appuyer sur des catégories physicalistes ou naturalistes. Elle ne peut pas non plus prendre son point de départ dans un niveau identifié de la nature (la physique atomique, les molécules, les organismes vivants). En effet, elle doit questionner la possibilité et la structure ontologique de l’émergence. Chez Ferraris, le noyau spéculatif de la logique transcendantale de l’émergence est l’enregistrement. Mais celui-ci ne présuppose-t-il pas d’autres conditions de possibilité – en particulier, le virtuel et le processus d’individuation. Lorsqu’on prend ceux-ci en compte, ne faut-il pas raconter autrement l’histoire de l’émergence, et ses différents moments ?

Mots-clés : Emergence, individus, virtualité, individuation, trace, institution


De quelle “factualité” est-il question ?

“Les faits sont faits”. Certes, mais il existe une démarche procédurale permettant de construire une “démarcation” entre “faits scientifiquement contrôlables” et toute autre procédure d’établissement des “faits”.

Ainsi, je ne suis pas entièrement en accord avec l’analyse faite par Géraldine Muhlmann dans un entretien récent dans Philomag :

Géraldine Muhlmann : “Dans cette guerre, chaque ‘partie’ a tendance à s’enfermer dans une vision assez fixe de la réalité”.

Il y est fait référence à son dernier ouvrage “Pour les faits”

Un commentaire en “Répliques” peut aussi en donner une certaine approche
( Émission Répliques du samedi 11 novembre 2023 Les faits et les sentiments )

* * * *

“En particulier la distinction proposée par Géraldine Muhlmann entre “discours” et “récits”, ne me semble pas être la plus apte à trouver ou à construire une sortie possible des impasses actuelles de la “construction” d’une “factualité de référence commune”.

Dans son entretien, Géraldine Muhlmann parle certes de la crise du “journalisme”, et pas de la question de l’établissement de “faits scientifiques”.

Mais nous pouvons nous poser la question de savoir si une “base factuelle commune” est encore constructible sans se référer en dernier recours à un établissement “scientifique” des faits, et non pas comme elle semble le proposer dans un investissement plus “corporel” dans un supposé “sensible partagé”.

Il faut se poser la question d’un “journalisme scientifique” ( dans l’ établissement des “faits” ), comme on utilise aujourd’hui la “police scientifique” dans l’instruction judiciaire des “faits” …

Certes, le problème du “journalisme”, du fait même de sa référence prioritaire à l’ “actualité” et donc à la négociation permanente entre l’urgence du “reportage” et la nécessaire distance de l’analyse, ne se pose pas dans les mêmes termes, ni de l’ “instruction judiciaire” dont l’établissement des faits précède nécessairement tout “jugement” proprement dit, ni de la recherche scientifique ou même simplement “historique”, impliquant des modalités particulières de “recueil des faits”.

Je concède donc à Géraldine Muhlmann la spécificité de son propos autour de la question principale de la “crise du journalisme”, et que, peut-être, pour ce problème précis, sa proposition de reconstruire du “récit“, plutôt que de confronter des “discours“, est intéressante et pertinente.

Mais précisément, le “journalisme”, pour utile et nécessaire qu’il soit dans l’immédiateté du “quotidien”, n’est pas la modalité la plus pertinente de la “recherche de la vérité” …

Et je pense plutôt que la prise de distance d’une analyse scientifique et au moins “rationnelle” du vécu, est plus apte à produire une “factualité commune partageable” ( … pour ceux qui acceptent d’en faire l’effort … ou de faire confiance aux “communautés scientifiques” … dont ils savent qu’elles font cet effort ), que le supposé “témoignage corporel” de ceux qui vivent les “évènements” sur place, même s’ils font l’ effort “journalistique idéal” de se placer d’un point de vue “impartial” ( voir à ce sujet les développements de Géraldine Muhlmann dans son ouvrage ).

Certes, dans un monde humain “consensuel a priori”, on pourrait imaginer qu’il n’est pas nécessaire de recourir à des démarches scientifiques pour établir une “base factuelle commune”.
Sauf que c’est précisément ce qui n’est plus possible aujourd’hui – et ne l’a jamais été réellement … car la forme même du “récit” ne peut pas tenir lieu de “base factuelle commune”, sauf à donner en effet au mot “fait” et à la “factualité” un sens très particulier, que peuvent lui donner certains en accord avec la conception philosophique de Géraldine Muhlmann à ce sujet, y compris en croyant y trouver un “sens commun partagé” .

Les “grands récits” que certains regrettent aujourd’hui, ont été et sont encore des grandes références illusoires qui ne tiennent que pour autant que ceux qui s’y réfèrent y trouvent suffisamment de “raisons de croire, d’agir, d’espérer, etc.”.
Et surtout, quoiqu’en pense Géraldine Muhlmann, les conflits actuels les plus violents et destructeurs sont dus au moins autant à des contradictions entre “grands récits” qu’aux innombrables conflits de “discours” qui se combattent dans l’ arène des médias ou des réseaux sociaux. .

Et je ne vois pas en quoi la multiplication des “petits récits” de “témoignage du vécu” rendrait plus solide la “factualité commune” recherchée, que celle des “grands récits” .

La virulence actuelle des conflits du “Proche Orient” est en grande partie à penser dans la référence des protagonistes divers et variés à de “grands récits”, religieux, politiques, nationalistes, anti-coloniaux, etc. qui s’entre-croisent et s’entre-choquent de diverses façons en broyant la “matière biologique humaine” qui est soumise à leur emprise …

Il s’agit donc moins de regretter l’absence de “récits” , que de prendre acte de leur ambivalence fondamentale : ces “récits” servent avant tout à consolider des “identités” , même si elles sont évolutives. Un “récit” sert à se différencier d’autres “récits” concurrents, dans la vaste concurrence des “mémoires” ..

Si les “mémoires” et les “identités” servent à entretenir d’ éternels conflits sanglants … autant promouvoir en effet de nouveaux “discours” qui font le libre choix personnel de dépasser ces “récits” …

La question est donc bien d’abord, celle de la spécificité des CHOIX divergents ( de valeurs éthiques, politiques, idéologiques, et “philosophiques” en général ), et dont aucune prétention “philosophique” ne peut plus “fonder universellement” la “valeur”.

Ma position est donc simple dans son principe, même si elle se révèle également complexe à pratiquer :

Si nous cherchons une “référence factuelle commune” qui puisse départager les innombrables “fake news” et prises de positions idéologiques plus ou moins “complotistes” qui foisonnent, il faut, “en dernière instance” recourir au contrôle par la rationalité de type “scientifique”, avec toute la complexité des approches scientifiques diverses et de leur articulation, mais qui reconnaissent de fait en commun un certain nombre de critères de “recevabilité” dans les “communautés scientifiques” concernées.

Et pour commencer, il faut accepter, philosophiquement, de distinguer clairement la “recherche de la vérité” de la “recherche du bien” ou de la “recherche du bonheur” , et de ne plus prétendre trouver un “Unum , verum, bonum” … dont les références religieuses diverses nous prouvent … par l’ horreur des “faits”, qu’elles se contredisent les unes les autres au point d’en arriver à vouloir s’exterminer les unes les autres … au nom même de leur supposée “racine commune” .





Mesure des niveaux de conscience

Cet article est lié à mes réflexions concernant la possibilité de définir et d’ étudier les “niveaux de conscience” uniquement à partir de connaissances scientifiques construites par des procédures scientifiquement reconnues par des équipes expertes des différents champs disciplinaires impliqués.

En particulier , en ce qui concerne les approches de la “conscience” par les “neurosciences”.

Un exemple intéressant concerne la façon dont de telles équipes essayent aujourd’hui d’objectiver la notion de “niveau de conscience” par la mesure de la “complexité” des états dynamiques des réseaux corticaux .

Article scientifique en ligne :
https://www.jneurosci.org/content/41/23/5029?utm_source=TrendMD&utm_medium=cpc&utm_campaign=JNeurosci_TrendMD_1

Un autre plus ancien :
https://www.jneurosci.org/content/32/29/9817?ijkey=0aa53ffe220bad78aac534f8f51a86089212f43d&keytype2=tf_ipsecsha

Autres articles en vrac liés à ces questions :

Temporal circuit of macroscale dynamic brain activity supports human consciousness

Human consciousness is supported by dynamic complex patterns of brain signal coordination


Critical integration in neural and cognitive systems:
Beyond power-law scaling as the hallmark of soft assembly

En particulier à creuser :
La “criticalité auto-organisée”
( “Self-organised criticality” ou SOC )

Alteration of Power Law Scaling of Spontaneous Brain Activity in Schizophrenia

ELLE, l’ Humanisme et le Transhumanisme

Reprise de la page de 2015 publiée sur le site egaleliberte.fr :

ELLE, l’ Humanisme et le Transhumanisme

Rappel et précisions préalables :

Le principe d’ Égale Liberté Libre Égalité proposé sur ce site, part de l’auto-position de la valeur éthique de sa propre liberté par toute entité capable de se poser ce type de “question”, de se donner une représentation de sa propre liberté par rapport à celle d’autres entités.
La proposition de l’ “Égale Liberté”, consiste, pour une telle entité, à proposer à toutes les autres entités réelles, possibles ou imaginables de l’ Univers ( pouvant exister dans le futur ), de bénéficier d’une telle “Égale Liberté” partagée, sur la base simplement de la libre reconnaissance réciproque par ces autres de cette même “Égale Liberté“.
Aucune référence directe n’est faite ici à une quelconque appartenance à l’ “humanité”, de telles entités.
Mais bien évidemment, les “êtres humains” sont considérés par l’auteur, qui se compte lui-même parmi les “êtres humains”, comme de telles entités physiques réelles capables, pour la très grande majorité d’entre elles, de se donner une représentation de leur propre liberté et des problèmes de la relation avec la liberté des autres personnes.


Ce qui est décisif, c’est :

1. Un ensemble de capacités cognitives, très variables et dont rien ne dit a priori qu’elles ne peuvent exister que chez une espèce particulière, ou un genre biologique particulier ( “homo” ), mais permettant à cette “entité” de se représenter consciemment elle-même et de se représenter d’autres entités avec lesquelles elle peut être en relation dans l’ Univers, comme ayant elles aussi  une certaine autonomie consciente réflexive de décision et de volonté, pour laquelle le mot “liberté” usuel dans beaucoup de langues et cultures humaines ( ou d’autres conceptuellement équivalents) est un bon candidat signifiant.

2. Des possibilités effectives de communication avec ces autres entités permettant à chacune de savoir en quoi les autres peuvent être en accord ou en désaccord avec ses propres représentations et de se construire des accords partiels sur des jugements, décisions ou actions coordonnées à entreprendre.

3. Fondamental pour notre propre proposition “ELLE” , mais pas nécessairement partagé par tous les “êtres humains”, ni par toutes les autres “entités” imaginables ayant la capacité de se représenter une telle “liberté” :
La volonté librement pensée et exprimée par une telle entité de n’utiliser en principe sa propre liberté dans une action dans et sur le réel que dans la mesure où cet exercice est compatible avec l’ Égale Liberté de ces autres entités ( lorsque et dans la mesure où il est possible à toutes ces entités d’ avoir une connaissance de leur propre existence et de leurs “libres volontés” respectives ).

Une telle “Égale Liberté” ne peut pas être octroyée de l’extérieur ou, pire, être imposée à de telles autres entités si celles-ci ne sont pas en retour au moins CAPABLES de penser une telle liberté, et donc de prendre par elles-mêmes la libre décision ( “Libre Égalité” ) de “partager” une telle liberté avec les autres sur une base d’ “Égale Liberté” .

Dans la pratique actuelle, les seules entités disposant suffisamment  à notre connaissance de telles capacités cognitives et communicationnelles sont d’autres “êtres humains” terrestres.

Mais je suis prêt à réviser ce point, si un “grand singe” ou un dauphin, ou un nuage d’électrons pensant, ou l’ “esprit d’un peuple”, vient “en personne” ( donc en “première personne” – et non à travers la “représentation” par une personne humaine individuelle – me dire qu’il est une “personne”  prête à discuter avec moi de nos libertés respectives …  )

Mais rien, dans le principe d’ Égale Liberté Libre Égalité que NouS proposons,
n’exige a priori une telle “appartenance” à l’ espèce “homo sapiens“, ni au genre biologique “homo”, ni à une quelconque autre classe de systèmes  biologiques ou physiques organisés.

Aussi bien d’autres entités organisées “naturelles” ou “artificielles”, SI elles montraient suffisamment de telles capacités … et donc se débrouillaient aussi par différents signes pour les manifester, pourraient a priori être admissibles dans le cercle des “personnes souveraines libres et égales” :

La condition restrictive n’est pas d’être un “être humain”, mais d’ être un “être” capable de reconnaître sa propre liberté et celles d’autres êtres que lui ET de décider librement à partir de là que tous ces autres “êtres capables de liberté réflexive consciente” ont le même “droit” que soi-même à l’ exercice de leur propre liberté, pour autant qu’ils acceptent réciproquement ce même “droit” pour les autres.

Le principe “éthique” d’  “Égale Liberté <-> Libre Égalité
” ainsi co-institué, peut être compris et proposé par chacune de ces entités ( en son propre langage … s’il fait l’ effort de faire comprendre aux autres sa propre exigence de liberté ET sa capacité à reconnaître aux autres la leur … ).
Par définition, dans cet aspect simplement propositionnel, tout être capable d’ énoncer une telle “proposition” en a le “droit” ( qu’il se donne à lui-même  dans le fait même qu’il se le “propose” au moins déjà à lui-même en le “pensant ” ). C’est en particulier ce que je fais moi-même, ici.
Et je présuppose que, lecteur de ce texte, Vous le pouvez aussi et donc en avez le “droit fondamental”, si Vous Vous le donnez, c’est à dire que Vous pouvez, “comme moi”, librement décider de reconnaître simultanément l’ “Égale Liberté” d’autres entités qui, comme vous et moi, se reconnaîtraient librement et à “NouS”, cette même “Égale Liberté”.
Cette décision d’adhérer à la proposition, ne peut être que strictement la vôtre, par définition de l'”Égale Liberté Libre Égalité” telle que je l’ai librement posée – puisque chacun peut poser une “définition” en “définissant” le mot ou l’expression qu’il pose. Mais que bien entendu, il n’oblige par là personne d’autre à utiliser cette définition …
C’est pourquoi je rappELLE en permanence que “C’est Vous qui Voyez” .

Donc réciproquement par rapport à l’ “Égale Liberté” posée “en commun”par les personnes qui en font le choix , l’adhésion à la valeur éthique d’une telle proposition, l’accord pour en faire un principe non seulement qu’on “comprend” intellectuellement, mais qu’on décide de poser soi-même comme principe régulateur de ses propres “jugements éthiques” et de ses propres actes “responsables”, dépend de la LIBRE DÉCISION de chacune de ces entités elles-mêmes, et ne peut d’aucune façon leur être légitimement imposée du dehors par une quelconque “autorité supérieure” ( ni individuelle ni collective ).

( C’est ce que signifie la deuxième partie du Principe : ” <-> Libre Égalité” )
C’est en particulier aussi la raison pour laquelle cette proposition que j’ énonce et que je définis à partir de ma propre liberté, ne prétend en aucune façon être une “vérité morale” , ou une “vérité” de quelque ordre que ce soit, ni l’ énoncé d’un quelconque “droit naturel”, et encore moins d’un “principe moral universel” :
La “valeur” de ce “principe”  est simplement potentiellement “universalisable” pour et par toute personne qui prendrait elle-même cette même libre décision de l’adopter.


– Est-ce à dire que toute entité incapable d’une telle compréhension serait considérée par “NouS” comme privée de tout droit ?
( C’est la question posée par tous les “anti-spécistes” et notamment les “animalistes” )
Évidemment non : mais, par définition, elle n’aurait comme “droits“, qu’une combinaison incomplète entre ses propres capacités réelles de volonté autonome et ce que d’autres qu’elle-même lui “octroient” comme droits, en parlant à sa place …
( C’est ce que font les “animalistes” actuels, en définissant le “droit des animaux” … à leur place, et qu’ont fait naguère les colonisateurs occidentaux ou autres en prétendant mieux savoir à la place des personnes colonisées où se trouve leur “bien” , ou d’une façon générale tout “dominant” réel ou potentiel, qui prétend décider à la place de dominés considérés comme des “mineurs” ce qu’il faudrait qu’il pense ou décide de faire … )

Une entité physiquement incapable de pensée consciente autonome serait simplement dans un état de “minorité” , d’ “assistance” ou de “tutelle”, aussi longtemps qu’elle est incapable, effectivement, de se  “penser” elle-même ainsi comme volonté autonome interagissant avec d’autres volontés autonomes. C’est couramment, ce que fait déjà le droit actuel, en ne donnant pas les mêmes “capacités judiciaires” aux enfants ou à certains handicapés mentaux qu’aux “citoyens adultes” de plein exercice. 

Même si nous cherchons à penser un “droit des animaux” ou un “droit des espèces vivantes” ou un “droit des écosystèmes” ou un “droit des entités culturelles”, ou un “droit des personnes morales” ( collectifs associatifs comme tels ), ou même un “droit des peuples“, c’est toujours seulement dans les faits ACTUELS, parce que des “personnes humaines” réelles individuelles, conscientes des problèmes posés, se chargent de “prendre la défense” de tels “droits” que ces “entités” elles-mêmes sont bien incapables de “penser” par elles-mêmes avec leurs propres ressources cognitives autonomes.

Mais, une telle situation de “minorité”, de “tutelle” ou de “dépendance morale”, n’est pas, dans la perspective du principe d’ Égale Liberté Libre Égalité, la situation idéale visée pour une “personne souveraine libre et égale“, puisque ce sont précisément ces capacités de se penser soi-même comme source d’une volonté autonome qui en sont à la fois une condition réelle et la valeur fondamentale que ces personnes cherchent à conserver et à développer en commun.
Mais un tel COMMUN ( le “NouS” de l’ “Égale Liberté” ) n’est pas un commun préalable ou “a priori”, ni préexistant dans la “nature” ou dans la “culture”, ou dans “l’histoire d’un peuple”, encore moins dans un “ciel des idées”substantiel : ce “COMMUN” là n’existe que par la libre volonté des entités conscientes autonomes qui choisissent de former ce COMMUN ( appelé “politique”par certains ) sur la base de leur commune “Égale Liberté”, à laquelle chacune de ces entités conscientes autonome PEUT adhérer librement, si et seulement si elle en décide ainsi librement “ELLE-MEME” , donc aussi en termes de “Libre Égalité”.

“Kant à Vous … c’est Vous qui Voyez “
Texte revisité le 17/01/2022

P.S. Pourquoi “transhumanisme” dans le titre ?
Evidemment parce que rien, dans notre proposition d’ “Égale Liberté Libre Égalité“, ne présuppose que les “entités” autonomes et conscientes,”personnes souveraines libres et égales” soient nécessairement des “êtres humains” au sens de l’ appartenance à une catégorie biologique particulière héritière de l’ évolution biologique des espèces du genre “homo” …
Il n’y a donc aucune raison de limiter les droits et libertés des “personnes libres et égales” pour et par des “homo sapiens” tels que l’enveloppe de leur “pool génétique” les “encadre” aujourd’hui.

Covid, interactions bio-psycho-sociales, et positionnements éthico-politiques

Depuis l’apparition de la “pandémie” de la Covid-19, de nombreuses études explorent les effets pas uniquement “épidémiologiques” au sens restreint des facteurs de la transmission et des effets pathologiques du virus et de ses variantes, mais aussi toute la dynamique des relations psychologiques, sociologiques, politiques, culturelles, etc. qui finissent par “faire système” avec les interactions proprement “biologiques” entre les organismes vivants et les “populations” qui regroupent statistiquement ces organismes et dont les déterminismes “statistiques” viennent croiser les déterminismes locaux et leurs interactions situées.

Ces problématiques interrogent aussi fortement les relations entre les dynamiques qui se produisent à tous les niveaux de façon inconsciente pour les organismes vivants qui en sont cependant à la fois les acteurs et les récepteurs “subissant” les effets de ces dynamiques, et d’autre part la prise de conscience d’un certain nombre d’aspects par certains de ces organismes, grâce à leurs capacités de traitement et de “représentation-modélisation” d’une partie de ces dynamiques “réelles” inconscientes, aussi bien au niveau de l’organisation des cerveaux conscients individuels des personnes qu’au niveau des relations interpersonnelles collectives permettant des “représentations collectives” au sein de groupes de personnes interagissant notamment à travers des supports de “langages” divers.

Une façon de se poser ces questions, inclut des “analyses politiques” réflexives, concernant l’ensemble des enjeux induits par le surgissement du virus et de sa forme pandémique et les “réponses” des systèmes sociaux, politiques, culturels … aux effets proprement biologiques de la propagation et des effets pathologiques du virus sur les organismes.
Bref, jusqu’à quel point un “pilotage” collectif conscient d’une telle macro-dynamique à de multiples échelles et dimensions est-il possible, et dans quelle mesure pouvons-nous nous donner collectivement et consciemment, une “représentation” de notre ignorance de toute la part dynamique du “réel” ( “part immergée de l’ iceberg” ) qui échappe à nos prises de consciences individuelles et collectives ?

Diverses approches sont bien sûr possibles et chaque “chercheur”, mais aussi chaque “citoyen” , peut proposer sa propre perception de ces enjeux …

Par exemple ( ce n’est qu’un exemple, qui ne préjuge en rien de mes propres positions sur le sujet … ) :

Covid-19 : la santé publique comme laboratoire du contrôle social

Par Mathieu Corteel


Liens concernant l’ épistémologie des sciences humaines et sociales

Que nous soyons chercheur professionnel ou simple humain s’ efforçant de se comprendre lui-même “en situation” d’être ce qu’il est, la question se pose depuis très longtemps de savoir si on peut être simultanément le sujet conscient et l’objet construit par cette conscience.

En matière de “science” et surtout de “sciences humaines et sociales” , la question se complique encore, à cause du supposé postulat d’ “objectivité” de l’ idéal de la connaissance scientifique, ou du moins de l’ “universalisation” possible des énoncés “scientifiques” , de leur “réfutabilité poppérienne” supposée … et donc de la marge étroite et complexe sur laquelle se fomentent les coopétitions entre processus de subjectivation et processus d’ objectivation des états de conscience “cognitifs” et de leur communicabilité intersubjective elle-même auto-criticable …

* * *


Ethnographie d’un parti …les problèmes de la “double position”,
Dedans /Dehors d’un observateur qui est simultanément partie prenante de l’ objet de son observation .

Dedans/dehors. Le pari d’une sociologie partisane « (dés) engagée » Vanessa Jérome Politiste, Docteure associée au CESSP

(Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Liens concernant l’ Intelligence Artificielle et les neurosciences

CERVEAU ET CONSCIENCE :

Remarque : La “loi morale nouvelle”, dont il est question dans ce site, suppose, comme dans la plupart des philosophies morales modernes, que le “sujet moral”, l’ être qui se pose des questions “morales”, et analyse les situations vécues où il se trouve “impliqué” ou “concerné” en termes de “problème moral, éthique, juridique ou politique” , soit “conscient” des questions et des “réponses” potentielles qu’il cherche à poser. Il faut qu’il en ait une “représentation consciente”. Il n’ y a traditionnellement de “responsabilité morale” ou “responsabilité juridique” possible que pour une personne au moins consciente de ses actes, si ce n’est avec cette caractéristique supplémentaire que ces actes soient “volontaires” ou “intentionnels”.
Dans notre philosophie générale, une conscience quelconque n’est possible que s’il existe une organisation physique suffisamment complexe pour donner lieu à l’ émergence” d’une conscience en général (“consciousness” en anglais, “Bewusstsein ” en allemand) , dont la question d’une conscience morale ( “moral consciousness” ou “moral conscience”, “Gewissen” en allemand ) , n’est qu’une particularisation certes singulière, mais dont on suppose que la conscience psychologique est un fondement nécessaire.

Une telle “prise de conscience” en général ( au sens neuro-psychologique ) suppose au moins dans le cas des êtres humains actuels, l’existence d’un cerveau hautement différencié et organisé.

Une activité moralement “libre” suppose donc la capacité d’un tel organisme à se donner des représentations mentales de sa propre “liberté”, des situations dans lesquelles sa liberté et celle des autres peuvent être mises en question, être confrontées les unes aux autres, chercher à résoudre de tels conflits des libertés, etc.

D’où l’ importance de comprendre scientifiquement les conditions d’organisation complexe ( avec des niveaux d’organisation à de nombreuses échelles ) de telles “prises de conscience” individualisées en général.

Émission ARTE : La fabrique du cerveau

Émission ARTE : Les pouvoirs du cerveau – Déchiffrer la conscience

Cerveau : à la recherche des réseaux de la conscience :

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/cerveau-cerveau-recherche-reseaux-conscience-65121/